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► Extraits des programmes 2008 :
"Les programmes de l’école primaire comprennent deux parties distinctes mais indissociables : les programmes proprement dits et les progressions annuelles, qui vont, en français, de la Petite section de l’école maternelle au CM2 et, en mathématiques, du CP au CM2."
Il semble bien pourtant que la maternelle propose autre chose que la sieste...même dans les ""nouveaux"" programmes !
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► Contribution d'une collègue.
Notre ministre a bien peu de considération pour les instit pe des 2 ans. Heureusement pour elles, leur travail est davantage porté sur les apprentissages que sur le problème des pipis et cacas... A noter d'ailleurs qu'il y a aussi à gérer le pb des nez qui coulent... sympa aussi chez les 2/3 ans !
Ds l'école où j'étais, l'instit des petits faisait un bon boulot. Elle prenait de + en décloisonnement des groupes ds les autres classes, ce qui soulageait ses collègues, et permettait de travailler avec des demi classes.
Tous les enfants qui arrivaient directement ds l'école sans passer par cette classe ont TOUS posé des pb d'adaptation, que ce soit chez les moyens ou même chez les grands, l'année suivante, alors qu'ils étaient dèjà dans l'école. Ce n'est donc pas une classe qui est inutile.
Et ds les milieux défavorisés, ce serait une ineptie de décider que les enfants doivent rester chez eux jusqu'à l'âge de 3 ans. Un enfant qui sera collé devant la télé du matin au soir arriverait tel un zombie ds les classes de Ms ou GS.
MAIS !!!! est-ce que ces enfants de 2 ans voire 3 ans doivent venir ds cette structure ? Là j'en doute. Les petits sont soumis à un rythme qui n'est pas le leur, et ce n'est pas normal. ALORS comment faire ?
Seule une pseudo crèche, intégrée ds l'école, avec des gens qualifiés, me semble être la solution. Et là, je suis sûre qu'on n'a pas besoin de recruter des bacs + 5 pour apprendre à un enfant de rester avec un groupe, écouter une histoire, retrouver son prénom parmi d'autres... ds une crèche c'est tout à fait réalisable ! Des passerelles devraient exister entre les 2 milieux crèche/école, afin que les enfants soient "dans le bain". Et là, effectivement, toutes les instit de PS pourraient être affectées ailleurs... Il faut encore trouver le personnel, est-ce que les mairies vont savoir faire face ? Car il est primordial que ce soit GRATUIT, tout comme l'école. On parlerait de préscolaire, et non de préélémentaire. Seule la gratuité de cette passerelle permettrait cette "mise à niveau"
En disant cela, je sais que je vais déplaire à mes collègues des 2/3 ans, mais je pense qu'il faut accepter cette idée.
kaora
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► Sur le site du ministère, Xavier Darcos s'étonne des intentions qui lui sont prêtées...
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► Fourni par une collègue, cet article sur un jardin d'enfants privé montre bien que ce ne sont pas les 2-3 ans qui sont visés mais la totalité de l'école maternelle ! En effet, l'article le précise bien, ce sont les 2-3, 3-4 et 4-5 ans qui sont accueillis dans ce jardin d'enfants, qui n'est pas une école, mais le journal illustre l'article par une photo sur laquelle les enfants travaillent sur des étiquettes de mots... Ne restent donc pour l'école "maternelle" que la GS qu'il restera à rattacher à l'école élémentaire et le tour est joué.
Si le privé le fait, pourquoi pas toutes les municipalités et avec toutes les écoles maternelles ?
VANNES. - Ce matin, c'est atelier graines pour les petits et lecture d'histoires pour les plus grands. Au jardin d'enfants - le premier du Morbihan - qui a ouvert ses portes début septembre à Saint-Gildas-de-Rhuys, la rentrée est déjà un lointain souvenir. Âgés de 2 à 5 ans, les seize camarades de jeu auraient dû se retrouver cette année de l'autre côté du couloir... sur les bancs de l'école privée Saint-Goustan. Mais voilà, avec seulement vingt inscrits, le seul établissement scolaire de la commune a dû faire le deuil d'un poste. « Il fallait réagir vite car on ne voulait pas avoir des classes à trois ou quatre niveaux », explique Dominique Vanard, maire de Saint-Gildas, une commune de 1 757 habitants. « Seule solution : créer un mode d'accueil alternatif pour les enfants en âge d'aller en petite ou moyenne section. L'idée de créer un jardin d'enfants municipal dans une salle de l'école privée s'est alors imposée d'elle-même. » Entre la crèche et l'école « Notre jardin, c'est un compromis entre la crèche et l'école, mais très certainement pas une école », martèle la directrice Gwenn Launay. Ici, pas d'institutrice, mais une éducatrice de jeunes enfants, une auxiliaire de puériculture et un agent social. « On divise régulièrement le groupe en trois. Ça nous permet de proposer des activités adaptées à chaque âge. » Des objectifs ont été clairement définis dans un projet pédagogique. Les 2-3 ans doivent s'éveiller à la vie en société tout apprenant à devenir autonomes. Pour les 3-4 ans, il s'agit de développer le langage et poursuivre la socialisation. Les 4-5 ans se familiariseront avec le graphisme de l'écriture et la « prélecture ». « On est une sorte de «prépa» maternelle qui permet aux petits de se préparer progressivement à l'école. » Différentes rencontres avec les écoliers voisins sont régulièrement organisées pour faciliter un peu plus la transition. Ce service coûte 65 000 € par an à la commune. Les familles, elles, doivent s'acquitter de 11 € par mois, soit la même somme que pour la scolarité des enfants de l'école privée. Qu'en pensent les parents ? Passé la période de questionnement, ils semblent désormais rassurés et plutôt satisfaits du service rendu par le jardin d'enfants. « On espère que ça permettra de sauver l'école », conclut un papa, tout en câlinant sa fille, visiblement heureuse de la journée passée avec ses petits copains.
Lionel CABIOCH. Ouest-France